dimanche 28 septembre 2014

N°16 La logique pour bâtir sa stratégie - Le BUT en 1er

Bonjour à toutes et à tous et merci de votre patience qui vous caractérise, puisque vous êtes ici avec moi pour lire les quelques nouveautés que j'ai à vous proposer.

En effet si je vous remercie d'être patients, c'est que je réalise que mes articles ont eu de nombreux mois de retard, et pourtant cela démarrait bien, très bien même!!
Pourquoi tant d'espace entre les articles?
Les raisons sont nombreuses et je n'en ferai pas la liste ici, cela pourrait ressembler à des excuses, voire même de mauvaises excuses.

Sachez qu'il ne se passe pas un jour sans que j'essaie d'améliorer mes connaissances.
Tout cela dans le but de maîtriser les sujets qui me tiennent à coeur. Pas forcément devenir (plus) intelligent ;-).

L'un de ces sujets concerne à la fois ma vie professionnelle et ma vie personnelle.

Voilà aujourd'hui de quoi je vais vous parler brièvement pour relancer mon blog et prévoir dans les semaines à venir les étapes nécessaires à une amélioration de nos connaissances dans ce monde qui serait certainement meilleur si il était agrémenté d'un peu plus de ...... logique ✌.


Comment savoir où aller ? La logique peut-elle m'aider?

Titre qui est très intéressant... mais où cela va-t-il nous mener ces bonnes idées?

Est-ce que la logique a un côté pratique?
Peut-on appliquer ce processus sans avoir suivi des années de cours de logique?
La logique n'est pas (forcément) un savoir.
C'est plutôt une manière de se poser les bonnes questions, comme quand nous étions enfant.
En tant qu' "adulte"*, il est certainement difficile d'imaginer ce qu'un enfant peut penser ou pourrait se poser comme question devant un problème posé.
* "adulte": je ne suis adulte que d'après mes papiers d'identité qui veulent absolument faire croire à tout le monde - à mes parents et ma famille y compris - que j'aurais soit-disant dépassé la trentaine d'années... mais non je suis un enfant, enfin j'essaie de le rester chaque jour!)
Pourtant nous avons tous de bonnes histoires en mémoire où un jour un enfant a posé une question que l'on a trouvée géniale car elle était exactement en rapport avec le sujet: un enfant assez jeune n'a pas encore trop d'a priori sur les thèmes qu'il découvre.
Arriver à se retrouver avec la manière de penser d'un enfant n'est pas simple car notre expérience nous a forgé une manière de raisonner.

La logique, si elle n'est pas réellement un savoir, est une discipline qui demandera de l'entraînement.
Savoir se poser les bonnes questions dans le bon ordre sans aller directement à une conclusion (même si cette conclusion est plausible et parfois juste) qui oublie trop souvent de nombreuses étapes. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit; ne pensez pas que ce raisonnement logique et le temps souvent qu'il faut y consacrer est nécessaire à chaque minute de votre vie. Savoir si vous allez boire de l'eau gazeuse ou plate, du café ou du thé, il sera de votre ressort de dire s'il faut que vous posiez les choses à plat ou si la réponse aura peu d'impact (sur votre santé;  votre humeur.... ou autre). Pourtant on profitera de moment décision sans de trop grands enjeux afin de s'entraîner - dans grand risque!

Pour vous rappeler que la logique est à la portée de tout le monde, faîtes une phrase qui inclut le terme "parce que".
Et essayez de juger par vous même de cette phrase.
"La marée baisse parce que la lune s'éloigne de la terre".
Est-elle logique?
Combien sommes nous à avoir mangé de la soupe pour grandir car nous avons tous entendu enfants cette phrase:
"Si tu ne manges pas ta soupe Alors tu ne grandiras pas"....
Ce type de phrases ou de"connaissances" les ténors de la logique tels Bill Dettmer les nomment "assumptions" en anglais: en français ce sont des hypothèses ou je préfère encore ce mot des suppositions. C'est à dire que l'on ne remet pas en cause car cela a toujours été comme cela et donc qui suis-je pour tout remettre en cause?
D'abord on ne remet en cause que les choses qui sont importantes à nos yeux et quand nous ressentons que nous pourrions faire mieux.
Remettre en cause pour embêter les autres ou juste prouver que vous êtes une lumière alors je préfère perdre un lecteur (ou une lectrice) que vous montrez comment faire!

Ce sera à vous de choisir l'utilité de la logique; je ne serai pas là pour juger bien entendu.

Voici le début de notre travail.

L'arbre du BUT -Goal Tree- pour savoir où viser

Quand on connaît sa cible il est bien plus simple de viser, de savoir dans quelle direction se diriger, de se donner les grandes lignes qui vont permettre d'aller dans le bon sens.
Tiens, puisque l'on parle de bon sens, n'est-il pas plus simple de partager des idées sur une forme graphique que de longs textes?
C'est toute l'idée qui se cache derrière le terme utilisé: ARBRE (TREE en anglais). Et comme nous sommes en terrain ami, l'arbre ne cache pas la forêt, mais plutôt la dévoile, car l'arbre sera associé à un autre terme important, le mot LOGIQUE.
Nous construirons donc des arbres logiques.

L'arbre du BUT se construit en partant de sa cime.
Puis viennent les facteurs clef de succès (FCS en abrégé).
Eux-mêmes n'existeront qu'en présence de conditions nécessaires (CN).

Cela vous semble compliqué, très théorique? Il n'est pas impossible d'avoir cette sensation lorsque l'on ne s'est pas encore lancé dans l'aventure en testant soi-même ces outils graphiques.

Aujourd'hui n'aurez que ces lignes pour réfléchir car je prépare des exemples concrets avec lesquels nous mettons nous entraîner.  Bill Dettmer m'ayant autorisé à utiliser tous ses ouvrages pour parler de la logique je m'inspirerai de certains de ces exemples que je traduirai avant - car pour ceux qui connaissent ces ouvrages vous savez que Bill écrit en anglais seulement.

A très vite avec des exemples graphiques et quelques exercices.

Erik




dimanche 6 avril 2014

N°15 - Joël nous résume ce qu'est la TOC

Bonjour à toutes et à tous.

Heureux de passer ce dimanche avec vous.
Je ne vous demanderai pas une très grande attention aujourd'hui car "début avril ne te découvre pas d'un fil" :-) .

Cette semaine j'ai suivi une discussion sur viadeo où l'un des intervenants demandait comment on pourrait "mathématiser la théorie des contraintes".
Cet intervenant a permis à Joël Henry Grossard d'effectuer un rappel de ce qu'est la théorie des contraintes, son origine et son évolution.
Avant de partager avec vous les mots de Joël je voudrais vous indiquer que l'on peut retrouver son profil sur viadeo (http://www.viadeo.com/fr/profile/00282f967q8ohu9), linkedin et son site www.theoriedescontraintes.fr (http://www.theoriedescontraintes.fr/leblog/index.html) qui est très complet et où l'on retrouve les différents aspects de la TOC.

Joël et moi nous sommes retrouvés sur un aspect de la TOC qui pour nous gouverne toute la TOC: les "thinking processes" de Eli Goldratt que j'ai par la suite approfondis avec l'auteur et professeur William H. DETTMER qu'il dénomme LTP:Logical Thinking Process, processus de pensée logique.

Réponse de Joël à Pascal sur la "Mathématisation de la TOC"

Source: site viadeo, lien raccourci (mis à jour ce 11/04/2014) http://bit.ly/1qmY3dh


samedi 5 avril 2014
Joël-Henry GROSSARD
Consultant en Direction d'Entreprise
PARISFrance
Pascal,

Avant tout, Eli Goldratt est un physicien, bien plus préoccupé dans un premier temps du comment ça marche (l’expérimentation) que du pourquoi ça marche (l’explication).

Cependant, comme tout bon physicien, une fois l’expérimentation menée, il cherche l’explication, et pour cela il utilise la logique.

Pourquoi alors n’existe-t-il pas, à votre connaissance et à ma connaissance, une forme de mathématisation de la Théorie des Contraintes.

Parce que, presque toujours, les gens qui implémentent la TOC et ceux qui les accompagnent n’en n’ont pas besoin.

La plupart des problèmes rencontrés dans le monde du management sont des conséquences de comportements humains guidés par des présupposés (assumptions) qui ont perdu leur validité initiale. Il suffit dit Goldratt de mettre en question ces présupposés (qu’il appelle des vaches sacrées) pour construire des solutions valides, jusqu’au moment, bien sûr, où elles ne le seront plus.

Un des adages clés de la Théorie des Contraintes dit qu’il vaut mieux être approximativement juste plutôt qu’exactement faux.

C’est pour cela que la plupart des solutions TOC sont empiriques plutôt que fondées sur des algorithmes. Elles sont « good enough », assez bonnes et cela suffit.

Voici ce que dit le Dr. John RICKETTS, IBM Distinguished Engineer, praticien de la TOC, auteur d’un des livres les plus recommandables sur la TOC Reaching The Goal (cet extrait est tiré du TOC Manual Handbook p. 877 – la traduction est la mienne) :

"L’attractivité de la TOC vient de ses principes de management sains, auxquels s’ajoutent des applications qui intègrent ces principes. En voici quelques exemples :

- Le Drum-Buffer-Rope est fondé sur le Principe du Chaînon Le plus Faible, qui dit qu’un système peut seulement produire ce que sa contrainte lui permet de produire

- Le Replenishment (fr : Réassortiment) est fondé sur le Principe d’Agrégation, qui dit que les stocks ou les ressources sont mieux gérées par des buffers centralisés (stocks en entrepôt d’usine plutôt qu’au niveau des détaillants…) parce que c’est là que la demande (consommation) varie le moins

- La Chaîne Critique est fondé sur le Principe de la Course de Relai, qui dit que la façon de travailler (l’exécution) détermine l’achèvement d’un projet à temps beaucoup plus que ne le fait sa planification

- Le Throughput Accounting est fondé sur le Principe de Mesure, qui dit que vous devez effectuer les mesures appropriées pour diriger l’entreprise vers son But

- Toutes ces application sont fondées sur le Principe du Pull ou Tiré (par opposition au Push Poussé), qui dit que les systèmes de management les plus efficaces sont ceux qui tirent le travail à travers le système naturellement."

Bien sûr certaines considérations statistiques ou mathématiques interviennent dans les raisonnements de la TOC mais est-il vraiment utile de vouloir "mathématiser" une démarche qui se caractérise par ses côtés pratiques ?

Bien cordialement. Joël Henry"

Merci Joël de m'avoir permis d'utiliser ta réponse comme résumé très explicite sur la TOC. 

A bientôt 
Erik

lundi 17 mars 2014

N° 14: Pourquoi aucune nouvelle sur le blog?

N° 14: Pourquoi aucune nouvelle sur le blog?


Bonjour à toutes mes lectrices et à tous mes lecteurs!


Vous vous sentez abandonnés?

Il ne faut pas!

Je pense à vous et à ce blog en permanence, cependant le fait d'y penser ne remplit pas les lignes de ces pages que j'aimerais voir vivre de manière plus régulière!

D'où vient ce manque de temps pour écrire mes idées?
D'une très grande activité et de très nombreux projets à titre professionnel: la bonne nouvelle c'est que c'est l'activité professionnelle qui me prend plus de temps et cela est amplifié par des voyages à l'étranger vers des contrées lointaines.

A quand des nouvelles sur la TOC et ses outils?

Vous allez en avoir très bientôt, car les idées fusent dans mon esprit.
Ces nouvelles seront un peu différentes qu'à l'ordinaire car je voudrais en faire des exercices pratiques...
Alors pour qu'un exercice se réalise il faut aussi des participants, et là je compterai sur votre aide. 

A très très vite, ERIK


vendredi 3 janvier 2014

N°13 - en anglais, Thinking Processes (playlist) VIDEO

Thinking Processes (playlist)


Videos about the Logical Thinking Processes (Bill Dettmer & al.) or the Theory Of Constraints Thinking Processes (Eli Goldratt & al.)

lien: http://bit.ly/19SEcw1 



Interview de Bill Dettmer par Erik MANO sur le processus de pensée logique (Logical Thinking Process).

7 vidéos publiées par Marris Consulting Group.

A visionner sur youtube par exemple.

ERIK MANO

dimanche 29 décembre 2013

N° 12 - Un arbre de logique à quoi ça sert? exemple

Un texte humoristique pour illustrer un exemple d'arbre de logique  

Breaking the Constraints to World-Class Performance de Bill Dettmer 

Bonjour à toutes et à tous, vous savez que vos yeux posés sur votre écran en train de lire ces lignes, cela m'apporte une joie intense car cela me motive à écrire et vous parler de ce que je lis et de ce que je découvre pour voir si cela peut vous intéresser aussi.

Aujourd'hui comme je le promettais dans mon article précédent [le délai a été plus long que prévu ayant dû aller faire un tour en Asie - il faut bien que je travaille de temps à autres!!], je voudrais vous présenter un texte tiré du livre Breaking the Constraints at World-Class Performance (H. William Dettmer, 1998, ASQ); c'est une démonstration en Physique / Chimie, qui part d'une hypothèse que l' on va accepter comme étant juste (vraie?), ou du moins que l'on va considérer comme étant quelque chose qui existe.

Dans cet ouvrage, que Bill (William = Bill) m'a présenté comme étant une vulgarisation des TP (thinking processes), il présente de manière assez globale ces outils pour ceux qui veulent savoir ce qu'est le "Logical Thinking Process" (LTP = processus de pensée logique), mais pas forcément apprendre à s'en servir eux-même, juste les comprendre pour appliquer les conseils qu'un consultant ou un spécialiste leur préconiserait.

Et nous, si on essayait de devenir des maîtres des TP? Ok mais...

Dans ce BLOG, pour en avoir parlé avec certains grands adeptes de la TOC, j'espère vous donner envie de savoir comment vous en servir et si mon blog seul ne suffira pas à vous servir de manuel, il vous indiquera où trouver le mode d'emploi si nécessaire.
Donc nous allons supposer que http://faireplusavecmoins.blogspot.com vous a donné envie de savoir comment vous servir des processus de pensée logique: c'est un très bon départ. Mais là où notre espoir va se heurter à notre sagesse, c'est que les TP sont un outil que l'on ne peut maîtriser qu'en s'entraînant.

D'abord on apprend à les comprendre sans trop de difficultés, et cela dès que l'on a les bases.
Les comprendre cela veut dire que l'on peut suivre un arbre logique et le lire à haute voix et voir où se situent les liens de cause à effet.

Ensuite, le deuxième niveau nous permet de donner notre avis lorsqu'un arbre nous apparaît incomplet ou erroné. Cela permet de remettre en question des parties d'arbre logique qui vous paraissent "floue" ou "réellement erronée". On découvrira comment même une personne ne connaissant pas les TP pourra nous aider lorsque nous construisons un arbre. En effet, l’œil extérieur sur un arbre est PRIMORDIAL, car plusieurs spécialistes ayant travaillé sur un projet commun peuvent "s'auto congratuler" du résultat, car ils ont accepté certaines bases qu'une personne extérieure -même non spécialiste- aurait refusé ou au moins remis en question.
Pour vous donner un exemple concret de cette application, il y a à la fin du roman de Bob Sproull et Bruce Nelson "Epiphanized" dans les annexes un exemple d'application d'arbre logique.
Notre ami Bill Dettmer à qui j'ai demandé de lire ce roman que j'ai trouvé intéressant, m'a dit qu'il avait vu des incohérences (ou des erreurs...) dans cette annexe qui traite de l'arbre logique.
Donc maîtriser le sujet n'est pas chose simple ni à prendre à la légère et même des spécialistes de la TOC (ou plus précisément TLS [= TOC + Lean + Six Sigma] dans ce cas précis) qui utilisent l'outil des Thinking Processes (TP) peuvent commettre des erreurs si ils acceptent certaines parties comme acquises alors qu'il faut les remettre en question. [NB: je n'ai pas encore demandé à Bill Dettmer de me donner ses explications détaillées sur la soit-disant "erreur" qu'il aurait perçue, mais il m'a dit qu'il allait devoir ré-écrire un nouvel article à propos des TP qui ont été un peu détournés selon lui de ce qu'il avait voulu au départ: dès que j'ai du nouveau je vous le ferai savoir] 

On parle d'arbre logique et vous verrez que la logique démarre avec des présupposés, des hypothèses.
Ces présupposés doivent être JUSTES car s'ils sont FAUX, vous vous doutez du résultat... même si le reste de la logique est correct, si votre raisonnement démarre sur une hypothèse qui est erronée alors tout le raisonnement est faux.

L'application inverse peut être vraie aussi et même cela peut être amusant!
C'est l'exemple que je vous invite à découvrir ci-dessous.
On part d'une hypothèse que l'on va estimer vraie, et en partant de cette hypothèse on va essayer de répondre à l'exercice.
Tout le chapitre ci-dessous est la traduction retranscrite des pages 229 à 231 de Breaking the Constraints to World-Class Performance

L'annexe A page 229 "CAUSE AND EFFECT" de Bill Dettmer


La personne avec le moins d'expertise est celle qui a le plus d'opinions.
Un message humoristique (la source originale et sa véracité inconnues) circulant sur internet décrivait le scénario suivant [l'auteur remercie vivement M. Reg Audibert de lui avoir transmis ce message internet. La source originale n'en ai pas moins inconnue]. 
Un professeur de thermodynamique avait écrit un devoir à la maison pour ses étudiants. Il comportait une question:
Est-ce que l'enfer est endothermique ou exothermique? Justifiez votre réponse par une preuve.

La majorité des étudiants fit sa démonstration en utilisant la loi de Boyle-Mariotte (Boyle's law) ou des variantes. Un étudiant cependant écrivit la chose suivante:

Tout d'abord, nous faisons le postulat que si les âmes existent, alors elles doivent posséder une masse. Si elles possèdent une masse, alors une mole  d'âme doit aussi avoir une masse. Donc, à quel rythme est-ce que les âmes se déplacent vers l'enfer, et à quel rythme en sortent-elles? Je pense que nous pouvons supposer avec assurance qu'une fois qu'une âme est entrée en enfer, elle n'en sortira jamais. Ainsi, aucune âme ne quitte l'enfer.
Pour ce qui est des âmes rentrant en enfer, observons les différentes religions qui existent dans le monde aujourd'hui. Certaines de ces religions mettent en avant que si vous n'êtes pas un membre de leur religion, alors vous irez en enfer. Etant donné qu'il existe plus d'une seule religion et que les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, nous pouvons donc estimer que tous les gens et toutes les âmes vont en enfer. Avec les taux de natalité et de mortalité tels qu'ils le sont, nous pouvons estimer le nombre d'âmes entrant en enfer augmentant de manière exponentielle.
A présent, nous observons le taux de changement du volume de l'enfer. La loi de Boyle-Mariotte (Loi régissant la dilatation des gaz parfaits à température constante - source  http://www.larousse.fr/) dit qu'afin que la température et la pression en enfer restent constantes, le ratio de la masse des âmes sur leur volume doit rester constant.
Donc, si l'enfer se développe à un taux plus lent que le taux auquel les âmes entrent en enfer, alors la température et la pression de l'enfer augmenteront jusqu'à ce que l'enfer explose.
Bien entendu, si l'enfer se développe à un taux plus rapide que le taux auquel les âmes entrent en enfer, alors la température et la pression de l'enfer diminueront jusqu'à ce que l'enfer devienne un congélateur.
Alors qu'elle est la "bonne" réponse? Si l'on accepte le postulat que m'a donné Sarah Smith lors de ma première année universitaire, qui est que "il gèlera en enfer avant que je ne couche avec toi" et si l'on prend en compte le fait que je n'ai toujours pas réussi à coucher avec coucher avec elle, alors le cas n°2 (l'enfer gèle) ne peut pas être vrai et donc l'enfer est ENDOTHERMIQUE.
Cet étudiant a eu le seul 20/20!
Que cette histoire soit véridique ou non, elle nous donne une unique opportunité de démontrer comment une ligne de raisonnement peut être structurée en un arbre de logique de cause à effet. Aucune excuse n'est donnée en ce qui concerne la validité (ou dans ce cas le manque de validité!) incluse dans les étapes de cet arbre (voir figure A. ci-dessous). Elles sont directement prises de l'histoire originale, qui, si elle n'est de la grande théologie, n'est pas de la mauvaise physique!
Pour lire l'arbre, démarrez au bas de la page. Tous les blocs sont numérotés. Commencez par le bloc avec le numéro le plus petit. Lisez le texte à l'intérieur du bloc précédé par "Si....". Ceci est la cause. Suivez la flèche sortant de ce bloc allant vers le bloc vers lequel la tête de la flèche pointe. Ceci est l'effet.  Lisez le texte de ce bloc précédé par "Alors..." . Les ellipses qui englobent plus d'une flèche signifient que les causes sont dépendantes les unes des autres. Toutes les causes doivent être lues avant d'en lire l'effet, en insérant le mot et entre chaque cause. Par exemple, les trois premiers blocs de l'arbre de notre histoire seront lus:

Si (101) les gens n'appartiennent pas à plus d'une religion, et (102) s'il existe de nombreuses religions, alors (103) tout le monde est étranger aux autres religions.

Continuez à lire toutes les connexions de cause à effet de cette manière jusqu'aux derniers blocs (ceux vers lesquels les flèches sont dirigées, mais d'où aucune flèche ne repart) sont atteints.
Figure A 

Lorsque vous êtes enfoncé dedans jusqu'au nez, gardez votre bouche fermée
- Loi de Beauregard

mercredi 4 décembre 2013

N°11 - La pensée logique , un processus concret

Tout le monde a déjà utilisé la réflexion pour se décider


A partir du moment où vous avez une idée en tête, nous pouvons imaginer que vous avez réfléchi à un sujet qui vous tient plus ou moins à cœur, et qu'après cette plus ou moins mûre réflexion, vous en êtes arrivé à une conclusion. Et comme dirait l'autre, vous êtes sûrement "tombé d'accord avec vous-même". 

Ces différentes étapes de réflexion ne sont pas toujours consciente, tellement il est naturel pour l'être humain de se poser une question, d'évaluer les "risques" ou d'imaginer les conséquences d'une décision.
Bien entendu de nombreux facteurs aident à la décision comme l'âge qui souvent donne lieu à de l'expérience, la connaissance qui est souvent en rapport et avec l'âge et avec l'enseignement reçu dans le domaine de cette connaissance etc.
Par exemple si l'on s'est brûlé avec une allumette un jour, la prochaine utilisation sera plus précautionneuse.
Si l'on s'est rendu compte une fois qu'en passant dans de grandes flaques d'eau sur la route en voiture, le véhicule pouvait se déporter dangereusement et sans contrôle aucun (appelé "aquaplaning" = qui plane sur l'eau?) alors à la prochaine flaque de taille identique on réfléchira à l'éviter ou ralentir pour ne pas ressentir cet effet.
Grâce à notre pensée, plus ou moins logique, nous évaluons la situation présente et imaginons la situation future: oui, nous utilisons cet outil, ou bien nous l'avons déjà utilisé, avec des résultats plus ou moins positifs.

Pourquoi parler d'allumettes et de flaques d'eau sur ce blog?


Alors vous êtes sur un blog, http://faireplusavecmoins.blogspot.com, qui traite de comment faire moins d'effort pour un résultat meilleur.
Bien entendu il y a un aspect un peu marketing dans ce titre car il n'est pas toujours simple de faire moins et d'obtenir plus, car cela demande d'être très doué, et même si nous savons toutes et tous que nous le deviendrons (peut-être même grâce à ce blog!), cela demandera de l'entraînement - mais le jeu en vaut la chandelle  ... 
Pourtant, le titre ne vous ment pas: il est tout à fait raisonnable d'obtenir facilement les mêmes résultats que par le passé en faisant moins d'effort: l'idée étant de se concentrer sur ce qui est contraignant, et pas sur les choses qui même une fois "changées / améliorées / optimisées" n'apporteront aucun résultat de meilleure qualité.
C'est ce que signifie la management par les contraintes, ou encore la théorie des contraintes inventées par Eli Goldratt dans les années 1980.

Eli Goldratt dans ses bouquins utilise fréquemment ces processus de pensée logique. 
E. Goldratt commence à présenter cet outil (appelé les "thinking processes" en anglais) dans les années 1990 et en particulier dans son roman Réussir n'est pas une question de chance (It's Not Luck) aux éditions AFNOR (2002), 288 pages, première édition anglaise en 1994. 
Cet outil dont il commence à décrire l'utilisation, est l'outil qu'utilise Jonah pour ceux d'entre vous qui ont lu Le But [(The Goal) auteur Eliyahu Goldratt aux éditions AFNOR (2006), 469 pages, première édition anglaise en 1984]; une manière logique et objective d'analyser une situation pour arriver à trouver la cause d'un problème, et les pistes de solutions pour le résoudre.

Alors comme mon sentiment est que la logique n'est pas quelque chose réservée aux savants, mais vraiment à la base de tout raisonnement, je vais dans les prochaines publications vous en parler un peu plus, en essayant de trouver des exemples sympathiques.

Or, si E. Goldratt était un utilisateur expert de cet outil (les TP =thinking processes), ses publications nous laissent comprendre ce que sont les processus de pensée logique, mais sont trop complexes pour savoir les utiliser...
C'est grâce à l'auteur William H. Dettmer (appelé plus couramment Bill Dettmer) dont j'ai eu le privilège de suivre la formation aux processus de pensée logique (Logical Thinking Processes) en Novembre 2012, et de revoir le week-end dernier, que nous allons sortir de la brume pour comprendre comment on peut s'approprier cette excellente baguette magique qu'est la logique.
Je ferai dans mon prochain article un point sur la littérature et les sites internet qui viendront compléter mes écrits pour ceux qui veulent mes sources et aussi creuser le sujet.

La logique c'est exprimer nos connaissances, notre expérience logiquement et pas à pas afin de trouver la cause d'un problème (son origine pas seulement ses symptômes), et nous diriger vers une solution ou une compréhension totale d'une situation (par exemple pour ne pas répéter les mêmes erreurs). 

Utiliser la logique demande de l’entraînement, mais une fois qu'on y a goûté on a envie de se perfectionner, vous verrez. et puis je le ferai en français afin que l'on puisse échanger sur le sujet.
Ci-dessous un schéma général de ce à quoi nous allons arriver lorsque nous aurons étudier le sujet un peu plus en détails: on appelle cela des arbres. Celui-ci m'a été donné par Bill Dettmer. 



J'ai eu son autorisation pour utiliser tous ses livres et documents et les traduire et/ou les utiliser sur mon blog afin de promouvoir la logique comme outil de base à une meilleure réflexion. 

Je vous dis donc à très bientôt pour une histoire qui illustrera comment on peut utiliser ces arbres de logique.

Amicalement,

ERIK

samedi 9 novembre 2013

N°10 - Le management par les contraintes, Essayons de parler SIMPLEMENT

Photo 1: La réalité et son image, parfois dur de voir la différence 
Comment faire la différence entre ce qui va faire avancer votre entreprise et ce qui va "continuer à vous faire croire que vous allez avancer"?

Bien sûr on utilise les outils déjà vus dans les articles précédents - que je vous conseille de parcourir si vous n'êtes pas familiers avec les habitudes que nous avons dans les entreprises aujourd'hui; vous verrez apparaître les termes T pour THROUGHPUT (Marge sur Coûts -totalement- Variables), I pour INVESTMENT/INVENTORY (Stock / Investissement) , OE pour OPERATING EXPENSE (Coûts d'Exploitation).

Ces 3 mesures sont celles que l'on utilisera pour prendre des décisions chaque jour, chaque semaine, chaque mois dans son entreprise.

Mon choix a été de vous présenter dès le départ un exemple de l'application de la ToC qui soit concret, cela est présenté dans les articles N°4 à N°9 dans l'usine à chaussettes.
L'exemple choisi était un exemple de ce que la comptabilité analytique nous donne comme points de références, qui mal appropriés à notre monde moderne, forcent les chefs d'entreprise à utiliser et motiver les mauvaises performances.

Avez-vous regardé l’actualité? hier dans les ECHOS (N°21560, article daté du vendredi 8 novembre, page 28) ils parlent de ALSTOM dont "les annonces [sont] bien accueillies en bourse (+5,81%)...".
Et quelles sont-elles ces annonces?
La réponse est dans le texte aussi: "...plan de cessions et d'une accélération de ses économies avec la suppression de 1.300 postes, essentiellement en Europe. [...]".
Donc des réductions de coûts par suppression de postes... Si cela a un impact direct sur les résultats, cela en aura un aussi à plus longs termes sur la motivation du personnel à qui on a demandé de faire des efforts, tout cela pour être remercié... La seule maîtrise des décisions quotidiennes par les 3 outils T, I, OE ne suffit pas si on ne sait pas quoi faire pour augmenter T, le throughput.

Nous avons donc pu lire une histoire sur une usine à chaussettes et comment les mauvais choix donnent les mauvais effets.
J'aimerais vous présenter aussi ce que les bons choix peuvent donner comme bons effets.

Cependant je vous remercie par avance de votre patience, car avant de voir ce que l'on peut concrètement obtenir comme résultats en appliquant la théorie des contraintes, il est important de comprendre ce sur quoi la TOC se concentre.
Car faire des efforts sans résultat, qui cela intéresse-t-il?
Allez-y levez le doigt ceux qui aiment bosser sans pouvoir récolter le fruit de leur labeur... pas grand monde de ce côté-là ... ni de ce côté-ci... bon je pense que vous êtes prêts, puisque nous sommes sur la même longueur d'ondes.

A partir du prochain article, je reprendrai rapidement les bases de la TOC, je ne réinventerai rien, je citerai comme d'habitude mes sources mais j'essaierai de tout rassembler pour que votre lecture soit aisée; vous vous poserez des questions en lisant -enfin je vous le souhaite, et vous trouverez la plupart des réponses ou dans l'article ou grâce aux liens qui y seront inclus pour aller chercher les informations où les précisions seront apportées de manière très complètes.

Je me rends bien compte que les passionné(e)s de TOC commencent à être un nombre non négligeables en France aussi, et peut-être que nous pouvons nous demander si nous ne nous "canibalisons" pas par la publication de nos différents blogs.
Mon avis, que je partage très fortement avec moi-même, est que nous nous complétons.
En effet, mon style ne plaira pas toujours à certain(e)s d'entre vous, mais parfois des informations importantes sur mon blog vous seront utiles et vice-et-versa avec les blogs de mes amis TOCqués.

La Théorie des Contraintes n'a rien d'effrayant: elle concentre ses efforts sur ce qu'elle utilisera comme des leviers pour apporter des résultats, et comment se concentre-t-elle sur ces "contraintes"? en utilisant des outils, certains plus simples que d'autres, mais au fond on peut dire que c'est surtout en utilisant du bon sens.

Alors encore merci à toutes et à tous de lire ce blog et j'ai bien noté les remarques de plusieurs d'entre vous qui n'ont pu laisser de commentaires sur le blog et j'ai effectué quelques modifications qui j'espère devraient régler cette situation. Sinon j'essaierai autre chose. Jusqu'à ce que je réussisse.

A bientôt,

ERIK

Formulaire de contact / like to talk?

Nom

E-mail *

Message *